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macaroni italie humour

L’italien serait-il un gros flemmard ?

Oui, la question se pose. Et quitte à avoir été silencieuse pendant un petit moment, autant revenir avec un sujet polémique, c’est vivifiant !

Je ne cesse de réfléchir à toutes ces petites choses qui dessinent le contour des italiens et soudain je suis frappée par une évidence ! C’est ça, l’italien doit forcément être flemmard ! « Et d’où vous vient cette idée, Madame ? » hurleront les plus irritables, ceux qui ne savent toujours pas que le Gorafi est un journal satyrique quoi ! Eh bien, chers jurés, laissez-moi vous présenter 5 preuves irréfutables ! (basées sur ma mauvaise foi un peu et sur la réalité beaucoup… ou l’inverse).

La voiture

Encooooooreeeeee ?! Mais faut se soigner hein ! Oui euh ça va, je sais que j’ai un problème avec les ritals au volant, et alors ???? On a tous nos petites déviances, nos points de rupture, #leaveBritneyalone bon sang!

J’ai essayé de comprendre encore et encore ce qui fait que les italiens sont vraiment, mais vraiment très spéciaux au volant. Et soudain, au détour d’un rond-point, la révélation ! La réponse est venue d’elle-même, par le biais d’un énervement somme toute classique : « mais tu sais pas rétrograder connard ????!!! » (ampoule qui s’éclaire dans la tête). Eureka ! Mais c’est bien sûr Marty !

La voilà la clé ! Rétrograder ? À quoi bon ? Attendez, ça suppose de poser sa main sur le levier de vitesse, d’appuyer sur l’embrayage et de passer la vitesse ! Voire, probablement de freiner avec l’autre pied ! (et de recommencer ensuite pour accélérer) Non mais oh ! Alors qu’on peut juste foncer dans le rond point sans regarder ou piler comme un débile ? Très peu pour eux !

Théorie de nouveau vérifiée quand une autre voiture, contrainte de s’arrêter à un rond-point toujours, s’est insérée ensuite en ayant visiblement omis de repasser en première. C’est sympa ces démarrages qui durent une plombe… forcément, si t’es resté en 3 ème… Enfin !

Voilà aussi pourquoi ils restent derrière une voiture lente sur l’autoroute sans raison apparente (et sur la voie du milieu ahhhhhh !!! Je sais je sais, keep calm mais quand même QUOI !!!!!). Lâcher la pédale d’accélération passe encore car qui peut le moins, peut le moins (#philosophie) mais rétrograder, faire des contrôles, changer de voie, accélérer pour ensuite se rabattre, repasser une vitesse, non mais attendez c’est juste épuisant !

Je le savais, je le savais !

Le pain et les croissants

croissant italie

Ceci n’est pas bon, je répète ceci n’est pas bon !

Pas encore convaincu ? Passons à la nourriture et plus spécialement à la boulangerie. J’en parlerai plus longuement très prochainement mais soyons sérieux : on fait comment ? On appelle vraiment ça du pain ? Je veux dire, ça va ? On le vit bien ? Et les croissants on en parle ? D’abord, ce ne sont pas des croissants parce qu’au-delà de la forme il n’y a plus rien, c’est une sorte de brioche (aromatisée à l’orange en plus…#pfffffff). Mais pourquoi ??? Eh bien parce que voyez-vous, faire un bon pain, ça prend du temps, faire un croissant, ça prend du temps, et l’italien… bah il a pas trop envie de se prendre la tête pour ça quand même !

« Et les pâtes fraîches ? » M’objecteront ceux qui n’ont pas été sensibles à ma démonstration. Oui ok, les pâtes fraîches, heureusement qu’il y a 2/3 mecs un peu plus motivés que les autres et les mamme encore et toujours qui se lèvent tôt le dimanche pour nourrir toute la famille. Mais en dehors de ça…

Le dur labeur du boulanger, mouais ça leur parle pas trop je crois. Pétrir ? Euh… c’est quoi ?

La flemme je vous dis !

Les sons de la langue

Réfléchissons un instant. En italien, il y a bien moins de sons que dans notre chère langue française. Toutes les lettres se prononcent ce qui évite les e+n= en (mais pas tout le temps on est foufou), le o+u = ou (pourquoi faire ? Ici le « u » suffit à faire ce son ») etc. « U » qui d’ailleurs n’existe pas tel que nous le connaissons en France, avec notre prononciation. Et ça, ça a été un grand moment de réjouissance pour moi. Un jour Nico m’explique qu’un de ses collègues ne comprend pas la différence en français entre « dessous » et « dessus ». « C’est la même chose » s’exclame-t-il ! Même à l’oreille, impossible pour lui de faire la distinction… Pourtant… C’est si évident pour nous. Et finalement, après quelques secondes de réflexion, la vérité éclate et je comprends : pour lui, selon les sons qu’il connaît, ça fait « dessous, dessous ». J’en rigole encore ! Je trouve cela tellement absurde ! Tu peux passer trois heures à te prendre la tête avec un truc pareil.

« Les clés de la voiture sont au-dessus du meuble à chaussures chéri !

-Beuh (oui parce que les italiens disent ça, vraiment), déssou dou méouble ? »

Le mec est évidemment à 4 pattes entrain de chercher sous le meuble bref, oui je sais des fois on s’éclate dans ma tête avec tous mes amis. #helpme

Je vous avais parlé de la visite à domicile du médecin pour Elliot (où j’avais dû mimer la toux pour expliquer, tout ça, tout ça). Eh bien, à un moment (attention, gros instant de solitude encore), le docteur me demande où se trouve l’école d’Elliot. Je lui donne le nom de la rue : Archantini. Il me regarde interloqué, du genre : « euh là vraiment je ne vois pas ». Et moi dans ma tête qui me dis : « mais alors lui il est à la ramasse, c’est la rue parallèle à la sienne ! ». Après une explication en mode mappy légèrement condescendant : « vous voyez votre rue ? Eh bien la rue à côté en fait. » la résolution du problème arrive : « ah ! La via Archinti ». Ok, ok, donc oui forcément, si je dis pas le bon nom… bref, bref, bref !

Tout ça pour dire que je prononçais « Archantini » à la française avec le a+n= an. Eh bien le médecin était incapable de répéter ce que je lui disais. Il n’y parvenait pas parce que ce son lui était tout simplement inconnu. Et j’aime bien l’idée ! Tout comme évidemment le bon nom de la rue ne se dit pas Archinti avec i+n= un mais bien « I’nti ». Vous êtes toujours là, c’est bon ?

Enfin, encore une fois, pourquoi se prendre la tête avec tous ces sons ? Dans ce cas précis, flemme ou simple pragmatisme ? Mon coeur balance…

Rester dans sa zone de confort

Tant pis si je me fais détester par tous les accros de l’Italie mais quand même, il y a un problème à ce niveau là. Un des exemples le plus criant à mes yeux : la nourriture. Ok les mecs ! Vous êtes les rois de la pizza, pas de soucis ! Ok, la pasta n’a pas de secret pour vous, vos sauces tomates sont à tomber et vos fromages et vins se défendent vraiment pas mal, OK ! Et alors, ça empêche vraiment de regarder un peu ce qui se fait autour ? La cuisine du monde a difficilement sa place ici. Alors bien évidemment, c’est un peu moins vrai dans certaines grandes villes mais pour le reste…

En France, la majorité des restaurants sont des pizzeria, eh bien ici aussi ! Les italiens sont fiers de leur cuisine et ça leur suffit. La recette du bonheur ? Pas sûr… pas pour moi en tout cas ! La pauvreté du rayon cuisine du monde dans les grandes surfaces me désespère. Les mexicains sont à peu près représentés, en même temps quand c’est Machete qui fait la pub, t’as pas trop envie de le contrarier. Mais la nourriture indienne… rien ! La nourriture asiatique, à part 2/3 noodle soup et un sachet de pâte de curry, pas grand chose. Et les restaurants de sushis sont à peu près la seule cuisine étrangère trouvable. Attention toutefois, petite spécificité, tous les restaurants asiatiques (ou presque) que j’ai vus jusque là proposent à la fois sushi ET pizza. Haha j’adore ! Ils ne peuvent pas s’en empêcher !

 

Résultat, à chaque fois que je rentre en France, je suis obligée de me payer la minute psychopathe à la caisse du supermarché avec mes 15 kits à enchiladas et poulet tikka. Bon, est-ce que ça vaut la fois où j’ai ramené 300 pom’potes parce qu’il y avait une promo et que la compote n’existe pas en Italie, ou presque ? J’hésite…

En même temps pourquoi cela m’étonne ? Les italiens ont quand même inventé le concept de farniente, littéralement fare (faire) niente (rien)Éloquent !

Tout le reste

Tout de suite on sent qu’on est sur du lourd… Oui bon, quand on n’a plus d’idée de titre, mieux vaut la jouer à l’économie. En plus ça colle à la thématique de l’article. Par tout le reste, je pense à un exemple surtout (ouais donc c’est bien ça, ça va dénoncer!). Ce week-end a eu lieu le référendum pour l’autonomie de la Lombardie (et du Veneto). Les écoles servent de bureau de vote. Eh bien, pour un vote qui était organisé dimanche toute la journée (jusqu’à 23h), tous les enfants ont dû quitter l’école à midi vendredi et n’ont pas cours de la journée ce lundi !!! ça va ? Tranquillou ?

Alors voilà, il me semble que les preuves sont accablantes et qu’il n’y a pas d’autre constat à faire que celui évoqué dans le titre… Bien sûr, cela ne prend pas du tout en compte le fait que les italiens travaillent le dimanche sans en faire tout un plat, qu’ils soient mille fois plus serviables que les français, qu’il y ait une frontière entre vie intime et vie professionnelle beaucoup plus fine, qu’un agent immobilier par exemple soit disponible sur What’s App à peu près tout le temps ou encore que l’école ait lieu tous les jours de la semaine et qu’il y ait 10 fois moins de vacances qu’en France, etc, etc. Non, non, ça on occulte sinon on se rendrait compte qu’ils sont un peu flemmard, mais pas tant que ça, sacré ritals va ! 

 

 

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