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Les gâteaux italiens : au royaume du biscuit

Il y a quelques temps je vous parlais du pain en Italie et de la difficulté que nous avions à retrouver le bon goût de la boulangerie française. Il me faut à présent évoquer avec vous un autre aspect des douceurs italiennes : la boulangerie/pâtisserie et plus précisément les petits gâteaux et viennoiseries que l’on peut y trouver.

Mon avis sur la question ? [SPOILER] Je pense qu’un jour les italiens sont devenus les rois des gelate et que depuis ils n’ont pas vu l’intérêt de trop pousser la sophistication au niveau de la pâtisserie. Voilà voilà…

Bon j’exagère ! En réalité ce n’est pas mauvais du tout, j’ai simplement l’impression que beaucoup de choses se ressemblent. Encore une fois, le pays est si vaste qu’il est impossible de parler de tout ce qui existe. Je me base donc essentiellement sur ce qui m’entoure ici, en Lombardie, ainsi que sur les quelques découvertes que j’ai pu faire au travers d’autres blogs ou articles.

Bref, arrêtons le bavardage et rentrons dans le vif du sujet ! Je vous emmène dans l’univers merveilleux des pâtisseries italiennes.

La viennoiserie en Italie, une place importante

On voit bien qu’il y a un problème…

Dans les boulangeries (panetterie) et les pasticcerie (que j’évoquerai un peu plus loin), on trouve plusieurs viennoiseries qui, en apparence, et notons que j’instiste sur le « en apparence », ressemblent aux nôtres.

Croissants et pains au chocolat sont notamment très présents (ah ! oui parce que, au cas où certains en douteraient encore, on dit pain au chocolat, faut arrêter avec ce débat stérile #NOchocolatine).

Ici on les appelle brioche mais dans d’autres régions le croissant se nomme cornetto.

Visuellement la ressemblance est troublante avec ce que l’on trouve en France. Gustativement par contre, c’est assez différent. Il y a de l’orange dans la pâte, comme je l’évoquais dans un précédent article, ce qui bien évidemment change la donne. Certains pains au chocolat arrivent à peu près à faire illusion, même s’ils sont fréquemment un peu secs. Les croissants par contre sont souvent fourrés à la confiture ou avec des crèmes un peu bizarres type pistache ou trucs indéfinis. J’adore la pistache. Je vous ai déjà parlé du cookie choco-pistache que j’affectionne en France ? Non, bizarre. Bref, là n’est pas la question mais la crème dans le croissant, moi, ça me perturbe ! C’est pas hyper emballant.  Autant dire que je me ruerai sans problème sur un croissant ou un bon gros pain au chocolat (ouais je persiste vous me faites pas peur les extrêmistes de la chocolatine !!!!), la prochaine fois que je rentre en France !

On m’a dit il y a quelques temps que le cornetto n’avait pas vocation a être un croissant français et qu’il fallait arrêter de comparer. Alors je veux bien, mais déjà ils ont qu’à changer de forme ! Quoi ? Moi je suis de mauvaise foi ? Euh, je crois pas non ! Ok, je sais, la France n’a pas la paternité du croissant, ni l’Italie (ouf !) et je sais aussi qu’on n’appelle pas ça viennoiserie pour rien puisqu’il vient d’Autriche. Cela étant, j’ai envie de dire que la France l’a sublimé #chauviiinleretour ! Pardon mais un beau croissant plein de beurre, humidifié par le gras, c’est bon, c’est généreux. Là, c’est tout sec, avec une petite confiture… non, vraiment… non quoi…

Les amandes et les tartes, les vraies stars ?

Je pense qu’au final, c’est probablement une des plus importantes constantes à travers l’Italie. Peut-être que tout le monde va me tomber dessus en mode : n’importe quoi ! #Nicolèvelesyeuxauciel #pourceuxquisuivent. Mais je crois vraiment pouvoir dire qu’il y a des gâteaux aux amandes et des tartes de partout. Y compris dans les pasticcerie. 

Alors, petite explication : la pasticceria est une notion assez vaste et un lieu très polyvalent. Elle pourrait s’apparenter à une pâtisserie puisqu’on y vend des gâteaux mais elle est souvent associée également à un café. Il y a un comptoir et l’on peut consommer sur place ou prendre à emporter, mais ce n’est qu’une partie de l’activité du lieu. On peut tout aussi bien y venir pour prendre un café voire dans certaines, un cocktail à l’heure de l’aperitivo. À mi-chemin entre la pâtisserie, le salon de thé et le bar somme toutes.

Si elles sont parfois assez modestes, certaines sont classées dans le guide Gambero Rosso, équivalent du Guide Michelin et confèrent à l’art. Il y a quelques temps nous nous sommes rendus dans une pasticceria milanaise vraiment excellente, et là, il n’y a plus de question à se poser, ni de comparaison à faire, c’est juste bon.

Bref, revenons-en à notre sujet ! En vitrine des pasticcerie ou pannetterie et une fois passée l’heure du petit déjeuner, on trouve essentiellement des gâteaux à base d’amandes et de chocolat. En Lombardie, il y a majoritairement des sablés, mais ce n’est à priori pas le cas dans toute l’Italie. On peut aussi trouver des moelleux aux amandes par exemple.

Alors élargissons, disons qu’il y a le reste de l’Italie, dont je ne connais pas tous les détails et le sablé que je vois en Lombardie. On peut le trouver tel qu’on le connaît et puis il y a tout ce qui est à base de pâte sablée, avec du chocolat ou pas. Avec de la confiture ou pas. Et avec du Nutella ou du Nutella… eh oui on est quand même dans sa mère patrie après tout !

Des sablés mignons (de la boulangerie qui sent le savon)

Étrange petite chose plutôt bonne…

Petite découverte : le cannoli alla nutella. J’ai eu beaucoup de mal à déterminer s’il s’agissait d’un feuilletage ou plutôt d’une friture mais en cherchant un peu je me suis rendue compte qu’il y avait autant de recettes que de personnes. Tant qu’il y a du nutella… Je suis quand même tombée sur ça. Je me sens obligée de vous le partager parce que je trouve que c’est assez représentatif de ce que je vois tous les jours.

Les tartes, souvent nommées crostata en raison des croisillons qui les recouvrent ont aussi la part belle si j’ose dire ! (Ça me rappelle l’humour de mon prof d’histoire/géo au lycée #çacraint #jevieillis). Elles sont souvent fourrées à la confiture ou au nutella (encore). J’avoue que ça ne m’inspire pas plus que ça donc je n’ai pas grand chose à dire sur la question, vu que je n’ai pas goûté.

C’est sec, pas grave on a qu’à mettre de la crème !

Tout est dit je crois… Bon, bah voilà quoi, c’est la fête du biscuit sec. En soi, ça ne me dérange pas, ça me rappelle les dimanches chez ma mamie avec les boîtes de petits fours et le chocolat qui fondait sur les doigts parce que l’appartement était toujours surchauffé. Mais bon, c’est pas hyper varié. Et je me suis rendue compte qu’ils aiment bien mettre de la crème pour faire diversion ! Lorsque mon meilleur pote est venu il y a quelques semaines, il a acheté un assortiment de petits fours dans une pasticceria voisine. À l’oeil nu c’était appétissant et plein de promesses. À la dégustation, déception ! Tout avait le même goût on presque. Le pire c’est un truc qu’on prenait pour un macaron à la crème et puis non. Ce n’était pas du macaron du tout ! Juste un autre biscuit sec avec une forme de macaron ! Tristesse ! Tout comme les petits gâteaux blancs en bas à droite de l’image. Je me suis dit « chouette !!! une barquette aux marrons ! », naïve ! De la pâte à sucre sur de la génoise ! #Pourquoi 

Au final et pour résumer, on a mangé du sucre, de la génoise, du biscuit sec et de la crème. COOL ! Ah ! Et une meringue aussi ! Ouiiiii ! C’est pas sec du tout la meringue !

Bon, j’ai trouvé des choses plus sympathiques par la suite dans une autre pasticceria (en plus celle où est allé mon pote, je la soupçonne d’être une planque pour la mafia, même si Nico dit que ça colle pas parce que dans les repaires mafieux il n’y a jamais personne, ni rien à acheter… mais quand même ! #obstination ). Mais même dans l’autre boutique, ça reste des sablés et des biscuits secs.

Alors bien sûr, il y a ensuite les Panettone, le Pandoro et autres joyeusetés qui sont plus des gâteaux de fête. On trouve aussi des espèces de forêts noires avec plein de crème en version XXL pour les repas de famille. Faut aimer. On sent que c’est pas mon truc ? (les gâteaux bourratifs à la crème hein pas le panettone !!!!).

On les trouve d’ailleurs aussi dans les pâtisseries de grande surface. Plein de gâteaux crémeux qui donnent mal au ventre sans y toucher.

Je ne parle pas des desserts type Tiramisu ou Pana Cotta car on n’en trouve pas dans les pasticcerie mais plutôt au restaurant.

Alors voilà un petit tour d’horizon de ce que j’ai pu observer jusqu’à présent. Avec le temps j’aurai peut-être (on y croit !), d’autres découvertes à partager avec vous ! J’espère goûter à des saveurs plus variées. Mais, j’ai récemment appris que la spécialité de Naples était les babas au rhum. C’est cool ça, et pas que parce qu’il y a du rhum ! C’est bien la preuve que le pays est vaste et qu’il y a beaucoup à connaître. En attendant, je reste avec mes sablés et mes pains au chocolat (BIM !) secs, en attendant une révélation… ou juste de rentrer en France pour les fêtes et de prendre 5 kilos en me gavant de viennoiseries ! Quand je dis ça je m’entends parler la bouche pleine… je ne m’arrêterai donc jamais de parler !? Là je vous le garantis : Nico lève les yeux au ciel et c’est une prière qu’il fait !

 

3 Commentaires

  • Emm

    27 novembre 2017 at 21 h 13 min

    Salut!
    Je te conseille de gouter la pâtisserie piedmontaise: en particulier les bignole que tu vois ici en bas, avec le chantilly et les fruits, et les « funghetti » au chocolat, qui ne sont pas dans la photo.
    http://www.parks.it/parchi.po.collina/foto/Pasticcini-800.jpg
    Le concept: des petits gateaux, mais vraiment petits, peu d’ingrédients, simplicité, matières premières de grande qualité, extrème fraicheur – désolée pour les accents etc, j’écrit avec un clavier italien et je suis italienne ;). Dedans on trouve un gout à la fois. C’est un peu le « sushi » de la viennoiserie, tout frais et tout simple, qu’on mange d’une seule bouchée. Souvent c’est pour le repas du dimanche en famille. Evidemment, pour les gouter au mieux, il faut aussi choisir le bon adresse.
    Le Piedmont, pour son histoire, est culturellement pas si loin de la France, donc peut-etre que ce n’est pas si différent. Mais c’est justement cette sensation de fraicheur qui me fait adorer ce genre de pasticcini. En général, je n’apprecie pas trop tout ce qui contient beaucoup de ingrédients, de couleurs, de trucs.

    C’est un peu comme pour l’assaisonnement avec des tas d’épices, d’herbes, qui sont vendues toutes ensemble. Les herbes de Provences (je les ai trouvées en France)! J’aime mieux mettre le thym sur les viandes blanches et certains poissons, le romarin sur la viande rouge, l’origan sur ceci, le basilic sur cela, et la sauge sur tout un tas d’autres choses. Un mélange tue le gout, qui est très différent.

    C’est peut-etre une des différences entre les deux pays. Ici on a plus l’habitude à une simplicité qui ne coute pas chère, il faut pouvoir reconnaitre les ingrédients en goutant. Parfois cette cuisine peut donner l’idee d’etre moin raffinée, mais c’est simplement une question de philosophie à table. Et c’est pour cela que, meme si j’aime la cuisine française, je croit que quand on cherche un restaurant et on a seulement un petit budget c’est plus facile de bien manger en Italie.

    Bon, je me suis éloignée du sujet. Sinon… beaucoup d’italiens adorent les « cannoli » siciliens et la pastiera et les babà de Naples. Mais il faut les gouter dans ces régions. Sauf que pour le panettone (que j’aime pas du tout d’ailleur!), la Lombardie c’est pas trop réputée pour ce genre de choses (mais j’imagine facilement un lombard lire ça et me contredire, chacun est très jaloux de ses spécialités)

    PS: Pour ce qui concerne le beurre, je ne sais pas si tu l’a remarqué, mais le beurre italien n’est pas terrible. C’est la faute au Parmisan: le beurre ici est souvent un sous-produit de sa fabrication.

    Ciao, complimenti per il blog

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