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enfants en Italie

Choc culturel France/Italie : spécial enfants

La France et l’Italie, voisins par la géographie ne le sont toujours pas par la culture ! Après vous avoir parlé des chocs culturels qui avaient eu lieu assez rapidement, je reviens aujourd’hui pour vous exposer une autre grosse différence entre nos deux pays : les enfants !

On dit souvent « ah les italiens et les enfants, c’est une grande histoire d’amour ! » et c’est tout à fait vrai, j’y reviendrai dans cet article. Mais il y a aussi quelques petites choses surprenantes qui, au fil des semaines, m’interpellent. Allez, c’est parti !

Puériculture en Italie : prix prohibitifs et choix réduit !

En premier lieu, on pourrait penser qu’au sein d’un pays où les enfants sont tant aimés, il doit y avoir pléthore de choix en terme de puériculture… eh bien non ! Là où, dans un supermarché français, vous auriez 2 à 3 immenses rayons remplis de petites gourdes, verres, bavoirs, cuillères en plastique, canard pour le bain, thermomètre etc, ici, cela occupe 1/2 rayon au mieux ou un petit encart à côté du papier toilette ou des pantoufles (de là à dire que ça illustre leur peu d’intérêt pour le fait d’avoir des enfants…) Car oui, rappelons nous que les italiens aiment les enfants…. mais pas chez eux ! Les pauvres, je pense que si la politique sociale du pays était plus développée, ils seraient probablement très heureux d’en avoir mais en l’état, un chien coûte moins cher.

D’ailleurs, le rayon, que dis-je LES rayons animalerie sont extrêmement plus fournis que ceux de la puériculture. Il y a même des supermarchés où le coin de nos amis les bêtes se transforme en un mini marché à part entière.

En plus d’offrir peu de références pour la puériculture, les prix sont absolument hallucinants !

Il nous fallait une petite timballe en plastique pour Elliot, afin qu’il l’emmène à l’école. Impossible ! Il n’y en avait qu’une, moche et au fantastique prix de 6 euros !

Chiara n’a qu’une tétine et tout parent sait que la survie de la maison est menacée sans tétine de secours… nous avons donc entreprit d’en racheter quelques-unes. Celles du supermarchés étaient affreuses et chères à nouveau. Nous avons donc tenter notre chance à la pharmacie…. AAAAAHHHHHHH ! (Cri d’horreur) suivi d’un HAHAHAHAHAH (Hilarité)… 12 euros pour une tétine ! 12 euros…. 12 euros…. Mais tu fais une crise cardiaque à chaque fois que tu penses l’avoir perdue ! Ce n’est plus un attache-tétine qu’il faut acheter, ce sont des menottes !

Les biberons que nous payons chez nous 6 euros, sont entre 11 et 13 euros !!!! C’est démentiel ! Autant leur apprendre directement à boire au bol !

Nous avons donc dû tout commander sur Amazon… assez fou quand même !

La poussette ? Je vois pas le problème !

La poussette, c’est si pratique, on met les enfants dedans et on n’en parle plus ! Mais chez nous, en France, on finit en général par les faire marcher de plus en plus souvent autour de leurs 3 ans et les enfants en ont également souvent envie.

Eh bien ici, c’est un peu différent… Une des premières fois où je suis allée au parc, j’ai vu débarquer un couple avec 2 poussettes occupées par des enfants qui avaient l’air vraiment trop grands pour être là dedans.

Je me suis dit : après tout, ils sont peut être jeunes mais font plus vieux que leur âge. Mouais… eh bien les semaines ont passé et j’ai réalisé que tout le monde faisait ça ! Il doit y avoir des enfants de 5 ou 6 ans facile dans ces poussettes ! Et comme la plupart des gens n’ont qu’un enfant, ils ne se posent pas trop de questions. Pas comme quand tu as un deuxième enfant et que tu réalises que tu n’as pas quatre bras et qu’il y en a un des deux, à l’évidence pas celui qui vient de naître, qui va devoir utiliser ses petites jambes… (bien qu’il finisse souvent dans tes bras… eh oui avec 2 bras, on peut porter un enfant et pousser une poussette, moyennant un bon déhanché pour faire avancer la poussette #vécu)

Du coup, ça m’a fait réfléchir et je me suis dit… mais attends si à 6 ou 7 ans tu es encore dans une poussette… c’est normal qu’à 30 ans les mecs soient encore chez leur mère ! Mamma, mamma ! Bah oui, à 20 ans, elle t’emmène à l’école et à 30 tu fais ta rentrée au collège… Sacré ritals va !

Les couches : faites vos jeux !

Un des trucs qui me régale le plus dans le merveilleux univers des enfants en Italie c’est l’emplacement des couches au supermarché… à côté des capotes. Mais alors ça ! C’est juste trop bon !

D’un côté, tu as toutes ces couches hors de prix avec des gamins qui rigolent sur l’emballage, mais ne nous y trompons pas, le caca va pas se changer tout seul et de l’autre tu as plein de préservatifs multicolores avec des étincelles, des parfums, des promesses de joie infinie et c’est comme si on te mettait face à toi même…

« Mec, tu veux vraiment passer les 3 prochaines années (8 pour les italiens du coup. Cf : la poussette) à changer des pipis et des cacas, à dépenser tout cet argent dans ces fausses culottes étranges et odorantes alors que tu pourrais boire des mojitos, faire la fête et vivre une vie de plaisir et de débauche… Fais ton choix ! On t’aura prévenu ! ».

Évidemment ça marche aussi avec ceux qui sont déjà parents, en mode : « Tu as vu le résultat ?! Plus jamais ça!  C’était pas ma guerre !!!!  »

Cela étant, les couches sont bien le seul rayon enfant où il y ait un peu de choix et des prix intéressants. Par contre la couche culotte ça ne les inspire pas trop. J’ai pas encore regardé s’ils avaient inventé des tailles supplémentaires spécialement pour l’Italie, genre : Taille 8 : 20-40kg pour l’entrée au collège…

Les enfants super-star

Bon par contre il y a un truc absolument génial quand tu vis en Italie avec des enfants, c’est leur amour légendaire de nos petits trucs gluants. Ils sont juste incroyables avec ça.

En France, si ton enfant pleure (je l’ai encore expérimenté il y a peu) tout le monde te regarde de travers : « Euh tu peux t’occuper de ton gamin s’il te plaît ? C’est incroyable ces gens qui ont des gosses qui chialent ! On ne peut jamais être tranquilles ! ». Ouais donc en fait, tout le monde a des enfants mais personne n’est tolérant au-delà de lui-même… ou presque hein, c’est bon je sais que je caricature un peu !

Ici, si ton enfant pleure quelque part, que ça soit au supermarché ou sur une terrasse en plein aperitivo (moment sacré), tout le monde va venir voir ton bébé en essayant de le faire rire ou en lui disant qu’ils le comprennent parce qu’il ou elle a faim. Les gens sont justes gagas ! C’est génial ! Et ça touche toutes les strates de la population, de la dame ultra chic que tu n’oserais pas approcher au mec que tu prenais pour un pilier de bar aigri.

Les serveurs, les caissières, les passants, tout le monde adore les enfants.

Je me fais arrêter tous les jours dans la rue par des gens qui viennent regarder Chiara et lui pincer ses cuisses dodues (en la surnommant Patata. La première fois ça m’a fait un choc, ensuite j’ai compris que c’était courant et affectueux). Elliot n’est pas en reste non plus, pas plus tard qu’hier il faisait craquer tout le monde en rentrant de l’école avec son ciré et son petit sac à dos (on sent que ma voix chancèle et que je suis moi aussi gaga de ces deux petits coeurs????)

De ce point de vue là, c’est un vrai bonheur de vivre en Italie avec des enfants.

La respect de la mère

Je ne sais pas si le titre est tout à fait exact mais ce que je veux dire par là c’est qu’ils sont très attentifs au respect du savoir-vivre concernant les mères et la famille en général.

Lorsque nous étions venus repérer Milan et Lodi en novembre 2016, j’étais enceinte de Chiara. Ça commençait à se voir mais j’étais encore loin du terme. Cela n’a pas empêché que quelqu’un ne me cède sa place spontanément dans toutes les rames de métro où je suis montée ! Ça ne m’est tout simplement jamais arrivé en France et j’ai dû réclamer une place à chaque fois… Le pire étant une fois, dans un TER. J’étais enceinte d’Elliot de 6 mois et demi et les gens me regardaient, debout avec mon gros bide, sans que personne ne se lève pour me proposer de m’assoir. C’est le contrôleur du train qui a dû faire bouger des gens… Hallucinant.

Ici, ça n’est pas comme ça. On avait mangé dans une excellente pizzeria à Milan. Elle a tellement de succès qu’il faut attendre plus d’une heure dehors pour avoir une table. Le gérant passe de temps en temps avec des verres de Prosecco histoire de faire patienter. Quand il m’en a proposé un et que j’ai refusé expliquant que j’étais enceinte, il était catastrophé… « Mais pourquoi vous ne me l’avez pas dit ! Mais ce n’est pas pareil, venez à l’intérieur (il faisait froid en plus), la prochaine table est pour vous ! ».

Idem au supermarché. L’autre jour, je faisais la queue à la caisse avec les enfants. Une dame me propose soudain de passer devant elle, alors que j’avais bien plus d’articles qu’elle, m’expliquant que c’était normal, que j’avais des enfants et qu’en plus c’était la loi. Du coup, il y avait encore deux autres dames devant moi qui m’ont également proposer de passer devant elles. Mais ce qui était fou, en plus de la proposition (parce que bon, avant que ça arrive en France… déjà que les gens font semblant de ne pas voir que tu es enceinte à la caisse prioritaire… ), c’est qu’elles le faisaient toutes avec un grand sourire. Je les ai remercié au moins quatre fois mais elles n’arrêtaient pas de me dire que c’était normal… je n’en revenais pas !

J’aurais pu aussi vous parler des bavoirs quasi inexistants ou des petits pots aux goûts bizarres mais ceci me semble être déjà un bon panel des petites choses étonnantes concernant les enfants, que j’ai pu remarquer depuis notre arrivée. J’en profite pour glisser qu’Elliot a fait sa rentée à l’école italienne et que les choses se passent plutôt bien pour le moment. Je crois que ses deux maîtresses, Simona et Chiara (tiens, tiens !) l’aiment bien. Allez d’ici quelques semaines je suis sûre que j’aurai un petit choc culturel spécial école à vous proposer ! À bientôt !!!

2 Commentaires

  • Jenna

    13 septembre 2017 at 17 h 23 min

    Je viens de découvrir ton blog! J’ai beaucoup ri! Je vis moi aussi en Italie depuis presque 2 ans et il est vrai que les différences culturelles sont plus nombreuses que ce que l’on pourrait imaginer!
    Hâte de lire d’autres articles!
    Un grand bravo pour le style d’écriture!
    Jenna

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