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6 trucs What The Fuck en Italie

L’année s’achève bientôt  ! Et pour la terminer sur une note enjouée, il me semblait bienvenu de faire une sorte de bilan. Un bilan des choses les plus curieuses que j’ai pu observer depuis que je vis en Ritalie. Je pensais à un choc culturel spécial italiens. Mais au final un top WTF me paraît plus approprié.

Alors sans plus attendre, plongeons nous dans cet étrange monde qu’on nomme l’Italie.

Les chiens et tous leurs accessoires

emoji cacaJe vous avais déjà parlé de l’amour inconditionnel des italiens pour les chiens. Mais à l’époque je n’avais pas encore mesuré toute l’ampleur de l’engouement. En effet, les magasins spécialisés sont légions et on peut y découvrir en vitrine des super laisses et des « nonos » qui déchirent. Mais aussi, et ça, je ne m’en remets toujours pas : une peluche emoji caca. Je m’en veux de ne jamais l’avoir prise en photo. Mais rien que ça mériterait un truc what the fuck à lui tout seul ! Pour ceux qui ne voient pas à quoi ça ressemble : c’est cadeau, c’est Noël !

Ça suit une logique somme toute imparable. Un chien, ça fait caca. Mais de là à l’afficher en vitrine. Hum, pas tout compris.

Bref, en dehors de cette fabuleuse peluche qui envoie du rêve, il y a tout le reste. Non loin de chez nous, il y a une boutique K-Way. Eh bien dans la vitrine on a : un homme, une femme, un enfant ET un chien ! Avec un K-Way pour chien ! Mais bien sûr !

Mieux et ultime ! La poussette pour chien ! Nico a a été le premier à en voir ce qui nous vaut la magnifique photo qui va suivre. Mais l’autre jour je me suis faite avoir ! Je vois deux mamies sur la place principale, habillée avec une classe dingue. L’une pousse une poussette qui me paraît bien étroite pour y abriter un enfant. En m’approchant je réalise que c’est une poussette jogger (3 roues) pour chien, avec un mini truc dedans qui ressemble à une crotte pour le coup. Chelou ces italiens des fois !

chien poussette italie

Permesso

Une formule consacrée en Italie c’est : permesso. Une façon de dire : « vous permettez ? » MAIS les italiens utilisent essentiellement cela quand ils entrent chez vous. Ils sont à la porte, vous ouvrez : « Permesso » et ils entrent. Je parle là bien sûr de personnes à qui vous avez demandé de venir. Pas des fous furieux qui forcent le passage. La première fois que j’ai vu ça, c’était au tout début quand l’installateur internet est venu.

« Permesso ? 

-Bah oui… en fait je vous attendais ».

En plus, ils le disent en même temps qu’ils rentrent, c’est étonnant. Du coup c’est formel mais en réalité on s’en fiche un peu de la réponse. Le mec est déjà dans ton salon entrain de chercher une prise.

Question existentielle : que se passe-t-il si on répond non à permesso ? Hum… mystère !

Facebook

Les italiens et Facebook… je ne sais pas comment ils vivaient quand ça n’existait pas ! Ils sont fous avec ça. Je n’ai jamais vu des gens avoir autant d’amis. En moyenne 1000 je dirais. L’autre soir, quand les collègues de Nico sont venus à la maison, on en parlait. Et Giorgia nous dit : « non ! Moi j’en ai que 1300 et je les connais tous ! ». Sérieux ? Oui il y en a qu’elle a croisé à la maternelle, d’autres dans un couloir un jour. J’exagère mais c’est l’idée.

Notre baby sitter, Federica, ne pouvant se libérer pour notre cour d’oenologie sur les vins toscans (intéressant soit dit en passant), j’ai dû partir en quête d’une autre fille. Une était amie avec elle sur Facebook. Après avoir voulu vérifier si elle la connaissait (et doutant tout de même), Federica m’a avoué ne pas la connaître. Elles étaient dans la même école primaire. Voilà…

Quand on demande une information sur un groupe Facebook on a dans la foulée 4 ou 5 demandes d’ajout d’amis. À chaque fois que je me renseigne pour une crèche, la gérante me rajoute direct. C’est trop bizarre. Alors qu’avec Emeline, l’expat française avec qui on s’entend bien, on ne s’est toujours pas rajoutées. Pourtant on a échangé par messenger mais en fait, ça ne nous est même pas venu à l’idée je crois.

Ciao ciao ciao ciao ciao ciao

Nous y reviendrons au début de l’année, dans un petit guide de survie que je vous ai préparé. Tout pour réussir votre séjour en Italie et passer pour un vrai local (ou presque). #Teasing

Mais commençons à en parler. L’italien est amoureux du mot ciao. Je ne vois pas d’autres explications pour justifier son emploi massif. Quand on se dit au revoir, particulièrement au téléphone, c’est une pluie de ciao qui s’abat sur vous. En fait, il n’y a pas de limites. Je pense que si un mec en met 10 d’affilée ça ne choquera personne. Mais le vrai truc WTF dans l’histoire, c’est qu’ils ne s’en rendent pas compte. Nico m’a raconté une anecdote qui m’a bien fait rire.

Il part en déplacement avec des collègues. À cette occasion il leur fait part de ce trait spécifique de leur langage. Tous répondent : « mais non, pas du tout. Je ne vois pas pourquoi tu dis ça. Je fais jamais ça. Moi non plus. Hum non vraiment non quoi. » #MaisBienSûr  Des fois (souvent), ils ont un peu de mal avec la critique. Même légère, même humoristique. Pas trop de second degré je crois.

Le lendemain, retour au bureau. Un autre collègue qui n’était pas là durant le déplacement, termine un appel en le ponctuant d’un ciao ciao ciao ciao ciao ++++. Et là, les autres présents la veille : « ah ! mais on sait pourquoi tu crois ça, c’est parce que Luigi (qui n’est pas son vrai nom, mais ça me fait rire), le fait tout le temps. Nico incrédule. Non, en fait vous le faites tous.

Silence dans l’assemblée. Ils sont forts.

Le chauvinisme

Hôpital qui se moque de la charité ? Hum peut-être. Hum pas sûr ! Je n’ai jamais vu ça. Autant. Ok, ok les français se défendent pas mal dans cette catégorie. Sauf que nous on est skyzophrène. Du genre : « on a la meilleure cuisine du monde. Paris c’est la plus belle ville du monde. On est les rois du pain ». MAIS en même temps : « La France, pays pourri ! Je vais me casser ! Dirigeants corrompus ! Monde de merde ! »

Donc finalement, c’est très en demi-teinte ce chauvinisme à la française. Alors que les italiens eux, ils n’ont aucun doute sur la question. Ils ont le meilleur pays du monde avec la meilleur nourriture du monde. POINT. Bon, attention, je ne dis pas qu’ils ne sont pas critiques vis à vis de leurs dirigeants et de la politique. N’exagérons pas. Mais ils sont fiers d’être italiens. Profondément. Et au-delà de ça ils sont fiers de leurs racines.

Je m’explique ! Il y a une guerre interne entre chaque région, chaque ville et chaque village. Tout le monde y va de son « chez moi, on fait le meilleur ragu (sauce tomate à la viande) du pays! ». « Chez moi on trouve le meilleur pain d’Italie ! » Dites moi où c’est parce que pour l’instant je suis dubitative !

Cette semaine, il y avait la fête de Noël dans la classe d’Elliot (les coccinelle, j’adore !). Comme un goûter était prévu après le petit spectacle, tout le monde a été sollicité. Il y a un groupe What’s app des mamans coccinelle. OH MY GOD ! Je n’ai jamais vu une telle gué-guerre. Déjà qu’en temps normal, quand tu mets trop de mamans ensemble c’est le bordel. Tout le monde se prend pour Bree Van de Kamp !

Bon, j’avoue je ne suis pas trop dans ce délire. La plupart n’ont qu’un enfant, elles ont peut-être encore le temps de faire des gâteaux avec un glaçage qui tue. Moi j’ai 2 blogs, un album en composition, ma maison, une installation administrative qui s’éternise et 2 enfants quasi H/24, je suis un peu à saturation. Des papillotes. Voilà. Des papillotes. C’est français, c’est exotique !

BREF ! Chacune y allait de son « porto un torte de mio paese ». Comprenez, un gâteau de mon village, de ma région. Bon déjà faut arrêter, ils se ressemblent tous ces gâteaux ! (CF : Les gâteaux italiens, au royaume du biscuit sec). Et en plus ça a fini avec des gâteaux Mulino Bianco (THE marque de gâteaux italiens. Baiocchi, my favorite ! #Nespresso).

C’était bien la peine ! Mais on sent qu’il se cache derrière ça, une fierté exacerbée.

Comme avec la nourriture italienne dans son ensemble. Rappelons-nous qu’ils ne voient pas tellement l’intérêt de manger autre chose !

De la même manière, en discutant avec Marco, un des collègues de Nico, je lui dis que ma famille maternelle vient des Pouilles. Lui aussi est des Pouilles. Tout de suite :

« Ah oui ? Où ça ?

-San Severo, le nord des Pouilles.

-Ah ! Mais tu dois absolument aller à Otranto (extrême sud des Pouilles et vous l’aurez deviné, sa ville) 🙂

Et puis San Severo c’est proche de Fogia et pour tous les italiens Fogia c’est à part, c’est rien, c’est pas les Pouilles, c’est pas l’Italie. »

J’ai cherché un équivalent mais à part à dire que Paris n’est pas vraiment la France, je vois pas trop.

C’est drôle. Ils ont tellement de trucs comme ça. Ça a l’air anecdotique mais pas vraiment. Ça alimente beaucoup de conversations quotidiennes.

Les pâtes

Les pâtes napolitaines

Je sais, je sais, je sais. Je ne peux pas toucher à l’élément le plus sacré du monde pour un italien. Je sais. Je ne le ferai pas. Enfin pas vraiment. Une chose cependant. Bon, il n’y a aucun doute sur le fait que les pâtes sont justes exceptionnelles ici. Enfin surtout les sauces bien sûr. Mais il y a quelque chose de drôle, c’est le nombre de formes possibles.

Il faut bien comprendre qu’à chaque pâte va sa sauce, ou presque. Mais à la fin, fondamentalement, la pasta « bianca«  sans sauce, elle a le même goût que ce soit des farfalle, des fusilli ou des spaghetti. Non ? #Apocalypse ! Tous les malheurs du monde vont s’abattre sur moi.

L’autre jour, Nico était en déplacement à Naples (je vous ai déjà dit qu’on y allait au printemps et que je suis surexcitée parce que dès qu’il y a un volcan, ma vie est plus belle ? #Digression).

À l’aéroport, il achète des pâtes typiquement napolitaines. Ne sachant trop si c’est folklorique ou non. Ses collègues le félicitent pour ce choix et bavent un peu devant : « oh ces pâtes on ne les trouve qu’à Naples, elles sont très bonnes ». Honnêtement vous regardez le paquet, on dirait des fusilli en plus grand et en plus gros. Mais non. Et surtout ne le dites jamais devant eux. JA-MAIS !

J’aurais pu vous parler encore de ces étrangetés au volant, du fait qu’ils me prennent tous pour la babysitter des enfants, ce qui me fait penser qu’ils ont un vrai truc avec l’infantilisation (CF : les enfants de 6 ans encore en poussette !) mais ça en deviendrait indigeste. Et puis je ne voudrais pas qu’on croit que je ne les aime pas. Parce que plus ça va et plus je suis bien ici.

Je ne sais pas s’il y aura d’autres articles d’ici la fin de l’année. On part pour 15 jours en France dont une semaine à la montagne pour Noël et aucune valise n’est prête ! AHHH ! Le linge traîne toujours dans des panières et j’écris cet article au lieu de m’en occuper !

J’espérais pouvoir vous partager ma première chanson mixée (comprenez, balance et volume globale amélioré), mais mon père travaille encore dessus et je ne suis pas sûre qu’il ait le temps de terminer avant Noël (je crois qu’il a une vie. Genre un travail et ma mamie a s’occuper aussi. C’est fou ça.). 🙂

Si je ne peux pas, je vous publierai sans doute quelques paroles de chansons sur lesquelles je suis entrain de travailler.

J’ai presque un pincement que 2017 s’achève. Une année folle. Une année de dépassement de soi. De sentiments intenses. De grandes joies et de grosses frustrations aussi. Je me réjouis cependant de l’arrivée de 2018. De la musique, de l’écriture, de l’aventure, un anniversaire important et je l’espère tous ceux que j’aime avec moi. #CulculLaPraline

Passez de très belles fêtes ! À très vite.

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